Le vairon

 

Nom scientifique : Phoxinus phoxinus ; famille des cyprinidés.

Noms communs ou régionaux : amarante, arlequin, assée, bergué, cabotin, chiard, chippe, edling, gardèche, gendarme, grisette, loco, loque, rabote, régnon, roughe, sprille, tiot, veraille, verdelet, vergnole,  véron, verdou, vézon, viron, voiron, wetling…

Le vairon est un des plus petits et plus jolis poissons d'eaux douces. Sa tête est petite et arrondie, sa bouche est horizontale, la lèvre inférieure légèrement proéminente, son œil est grand, son corps élancé et cylindrique est couvert de minuscules écailles presque invisibles, avec un pédoncule caudal bien délié.

Nageoire paires du jaune au rouge ; dorsale incolore, courte mais haute ; caudale subrectiligne à légèrement concave aux pointes très arrondies.

Le dos est vert foncé à noir, les flancs plus clairs à bandes bleutées ou jaunâtres montrant des taches sombres et le ventre blanchâtre. Au moment de la fraie, les mâles se parent de couleurs éclatantes (flancs émeraudes, commissures des lèvres carmin, gorge noire, ventre orangé) et sur leur tête apparaissent de petites excroissances blanches ; les boutons nuptiaux.

Sa taille moyenne va de 4 à 8 cm (jusqu'à 10 cm).

Le vairon vit dans toutes les eaux pures et fraîches, courantes ou dormantes. En rivière, il se tient de préférence dans les amortis de courant. Il est le seul cyprinidé à habiter dans la zone à truite. Très sensible à la pollution, il a disparu de nombreuses rivières.

Poisson grégaire par excellence, il vit en bande de plusieurs centaines d'individus. Très vorace, il gobe tout ce qui est à la mesure de sa petite bouche : vers, larves, petits crustacés, débris végétaux, œufs et petits alevins des autres espèces.

Le vairon est le meilleur vif qui soit pour la pêche de la truite, mais il est également apprécié des pêcheurs de carnassiers.

 

Dernière mise à jour le : vendredi 23 août 2002