La truite arc-en-ciel

 

Nom scientifique : Oncorhynchus mykiss ex Salmo gairdneri ; famille des salmonidés

Noms communs ou régionaux : américaine, truite d'élevage, irisée, arc, fausse fario, rainbow, truite de pisciculture.

Taille légale de capture : 23 cm. Mais, en fonction du milieu elle vit, les préfets ont la possibilité de porter cette taille légale à 25 cm dans les eaux les plus riches et de l'abaisser à 20 cm dans les eaux pauvres

La truite arc-en-ciel est originaire de la Colombie Britannique ; elle a été ensemencée au Québec vers 1890. Elle est un peu plus rustique que la truite commune donc plus résistante à la chaleur, à la propreté et à la pollution de l'eau.

Le corps est fusiforme, élancé, adapté aux eaux vives, et recouvert de petites écailles (110 à 125 sur la ligne latérale), elle possède un corps plus massif que la fario, mais sa tête est plus petite et sa bouche est moins fendue.

Comme tout les salmonidés, sa deuxième nageoire dorsale est adipeuse, le pédoncule caudal est épais, sa nageoire caudale est puissante, légèrement échancrée et son bord postérieur rectiligne ; la queue est large et légèrement concave, surtout chez les jeunes.

La coloration est très variable, allant d'argentée avec très peu de tâches apparentes, à vert bleuté avec de nombreux petits points noirs sur le dos, les flancs et même les nageoires caudale et dorsale, le ventre est blanc argenté. Une large bande rouge ou rose vif s'étend sur les flancs.

Elle peut atteindre dans nos eaux plus de 80 cm pour un poids de 6 à 7 kg.

Ses mœurs sont analogues à celles de la truite commune, elle vit dans les eaux froides, pures et agitées des cours de montagne, mais aussi dans les rivières de plaine ou le débit moins rapide est compensé par une importante végétation aquatique qui produit de l'oxygène par photosynthèse. Lorsque le brassage de l'eau assure une bonne oxygénation, la truite parvient à survivre aux pollutions organiques (d'origines agricoles ou ménagées) mais non chimiques.

En France, elle ne se reproduit pas en milieu naturel (excepté dans deux petites rivières), elle est l'objet d'une pisciculture importante. Les spécimens rencontrés dans nos rivières sont le produit de déversements intensifs et sont exterminés dans les semaines suivants les lâchers.

Déversée dans un milieu naturel, elle se montre encore plus vorace que la fario. Elle se nourrit de vers, de larves, d'insectes, de mollusques, de petits poissons, de grains de maïs et même de fromage.

 

Dernière mise à jour le : vendredi 23 août 2002